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Comment les pompiers canadiens gèrent-ils les matières dangereuses ?

juin 17, 2026

Il est essentiel, pour la sécurité publique et la préparation aux situations d’urgence, de comprendre comment les pompiers gèrent les matières dangereuses. Les questions-réponses présentées dans cet article de blog portent notamment sur :

  1. En ce qui concerne plus particulièrement la lutte contre les incendies, qu’entend-on par « matières dangereuses » ?
  2. Combien y a-t-il de catégories de déchets dangereux ?
  3. Quelles sont les matières dangereuses les plus courantes auxquelles les pompiers sont confrontés ?
  4. Comment les pompiers identifient-ils les matières dangereuses sur les lieux d’une intervention d’urgence ?
  5. Pourquoi les plaques de signalisation sont-elles obligatoires pour les chargements de matières dangereuses ?
  6. Quelles sont les exigences physiques relatives à une étiquette de signalisation des matières dangereuses ?
  7. Qu’est-ce que le Guide canadien des matières dangereuses ?
  8. Quelle formation les pompiers canadiens reçoivent-ils pour intervenir en cas d’accident impliquant des matières dangereuses ?
  9. Quel est le protocole à suivre pour les pompiers intervenant sur des incidents impliquant des matières dangereuses ?
  10. Qu’est-ce que le système de commandement en cas d’incident ?
  11. Et s’il y avait des personnes sur les lieux d’un incident qui auraient besoin d’être secourues ?
  12. Comment les pompiers assurent-ils la coordination avec les autres services lors d’incidents impliquant des matières dangereuses ?
  13. Quels sont les défis auxquels sont confrontés les pompiers canadiens lors des interventions liées aux matières dangereuses ?
  14. En conclusion ?

En ce qui concerne plus particulièrement la lutte contre les incendies, qu’entend-on par « matières dangereuses » ?

Les matières dangereuses sont des substances qui présentent des risques pour la santé, la sécurité, les biens ou l’environnement. Par exemple : les liquides inflammables, les produits chimiques toxiques, les acides corrosifs, les substances radioactives et les gaz comprimés.

Ces matières sont transportées quotidiennement à travers tout le pays, traversant les centres urbains, les zones industrielles et les communautés rurales. Il est donc essentiel de disposer de moyens d’intervention d’urgence.

Combien y a-t-il de catégories de déchets dangereux ?

Il existe neuf catégories de déchets dangereux. Par ordre alphabétique et numérique, ce sont :

  1. Explosifs. Toute substance, tout objet ou tout dispositif susceptible d’exploser, que ce soit intentionnellement ou accidentellement.
  2. Gaz. Dangereux en raison de leur inflammabilité ou de leur toxicité. Comprend les gaz non inflammables tels que l’hélium et les inhalateurs pour l’asthme.
  3. Liquides inflammables. Ces liquides ont un point d’éclair inférieur ou égal à 140 °F, c’est-à-dire la température à laquelle une source d’inflammation située à proximité peut enflammer leurs vapeurs.
  4. Solides inflammables. Par exemple, des matières inflammables telles que les allumettes, des matières combustibles spontanées telles que les chiffons imprégnés d’huile, ou des substances qui présentent un danger lorsqu’elles sont mouillées, comme le magnésium.
  5. Substances oxydantes et peroxydes organiques. Les agents oxydants augmentent l’inflammabilité d’autres matières ; les peroxydes sont des composés formés d’agents oxydants et de combustibles organiques qui sont thermiquement instables et susceptibles, de ce fait, de dégager des quantités dangereuses de chaleur et d’énergie.
  6. Substances toxiques ou infectieuses. Substances solides ou liquides toxiques pour l’homme en cas d’exposition par voie orale, cutanée et/ou par inhalation ; et matières infectieuses pathogènes.
  7. Matières radioactives. Par exemple, l’uranium et le plutonium. Par ailleurs, par exemple, les matières présentes dans les panneaux de sortie, les détecteurs de fumée et les appareils à rayons X.
  8. I. Liquides ou solides qui provoquent une destruction de la peau humaine sur toute son épaisseur au niveau du site de contact, dans un délai déterminé.
  9. Divers. Un déchet dangereux qui ne peut être classé correctement dans aucune des classes 1 à 8.

Quelles sont les matières dangereuses les plus courantes auxquelles les pompiers sont confrontés ?

Il s’agit ici notamment de l’essence et du gazole, des produits chimiques industriels (par exemple, le chlore et l’ammoniac), du propane et du gaz naturel, des pesticides et des herbicides, ainsi que des matières radioactives utilisées dans des applications médicales ou industrielles.

Chacune de ces substances pose des défis qui lui sont propres, ce qui nécessite donc un protocole d’intervention spécifique.

Comment les pompiers identifient-ils les matières dangereuses sur les lieux d’une intervention d’urgence ?

Au Canada, la première étape de l’intervention des pompiers face à des matières dangereuses consiste à identifier ces dernières à une distance sûre. Les pompiers ont recours à plusieurs méthodes pour identifier les matières dangereuses avant de s’approcher du lieu de l’incident.

Les plaques de signalisation des marchandises dangereuses destinées aux intervenants d’urgence constituent le principal outil d’identification visuelle. Ces panneaux en forme de losange sont apposés sur les véhicules, les wagons et les installations de stockage contenant des marchandises dangereuses. (Voir Q.8)

Chaque étiquette comporte un fond identifié par un code couleur, un pictogramme et un numéro d’identification des Nations Unies à quatre chiffres qui indique la classe de danger spécifique. Par exemple, une étiquette rouge signale la présence de matières inflammables, tandis qu’une étiquette jaune avertit de la présence de substances comburantes.

Au-delà des panneaux d’avertissement, les pompiers s’appuient sur les documents d’expédition, les fiches de données de sécurité et les informations fournies par le personnel des installations ou les chauffeurs. Ils observent également des indices physiques tels que des odeurs inhabituelles, des nuages de vapeur, de la végétation morte ou des animaux sauvages en détresse, qui pourraient indiquer un rejet de matières dangereuses.

Les technologies modernes ont permis d’améliorer les capacités d’identification.

De nombreux services d’incendie utilisent désormais des applications pour smartphones et des systèmes de référence sur tablette qui permettent aux intervenants de consulter rapidement les propriétés chimiques d’une substance en saisissant le numéro d’identification ONU figurant sur une étiquette.

Pourquoi les plaques de signalisation sont-elles obligatoires pour les chargements de matières dangereuses ?

Même si la réponse à cette question peut sembler évidente (à savoir que ces substances sont dangereuses), voici des explications plus nuancées :

  • Ces panneaux informent les conducteurs des précautions à prendre en fonction du type de matière dangereuse qu’ils transportent. Par exemple : s’agit-il d’une matière explosive, corrosive ou simplement inflammable ?
  • Elles indiquent aux pompiers et aux autres intervenants les mesures préétablies à mettre en œuvre en cas de déversement incontrôlé. Par exemple, contrairement à ce que l’on pourrait croire, certains incendies s’aggravent lorsqu’on les arrose, comme les incendies de classe B et de classe D (voir la source).

Quelles sont les exigences techniques relatives aux étiquettes de signalisation des matières dangereuses ?

On pourrait rédiger un mémoire de master sur cette question. Conformément à la partie 4 du Règlement sur le transport des marchandises dangereuses (Règlement TMD), les exigences relatives aux plaques de signalisation des marchandises dangereuses comprennent, sans s’y limiter :

  • Résistance et durabilité. Par exemple, ils doivent être capables de résister aux conditions normales de transport, y compris à l’exposition aux intempéries.
  • Conception. Par exemple, l’impression, la bordure intérieure et le symbole doivent être conformes aux spécifications figurant à l’annexe 2 du règlement sur le transport des marchandises dangereuses, selon la classe de marchandises dangereuses concernée.
  • Dimensions. Par exemple, chaque panneau en forme de carré en pointe doit mesurer au moins 250 mm de côté et comporter une bordure intérieure en trait plein située à environ 12,5 mm à l’intérieur du bord et parallèle à celui-ci. (Si vous n’utilisez pas le système métrique, cela correspond à environ 10,0 x 0,50 pouces.)
  • Couleur. Veuillez vous reporter à l’annexe 2 pour connaître les teintes requises, qui doivent toutes résister à un test de 72 heures dans un « fadeomètre » ; et, comme nous savions que vous alliez poser la question : un fadeomètre est une chambre qui expose les matériaux à une lampe à arc au carbone dans des conditions contrôlées afin de déterminer leur résistance à la décoloration.

Qu’est-ce que le Guide canadien des matières dangereuses ?

Le Guide canadien des matières dangereuses, officiellement intitulé « Guide d’intervention d’urgence » (ERG), est un outil de référence indispensable pour les premiers intervenants confrontés à des incidents impliquant des matières dangereuses. Il s’agit d’une initiative internationale.

En collaboration avec le ministère américain des Transports (DOT) et le Secrétariat mexicain des Communications et des Transports (voir la source), Transports Canada publie ce guide tous les quatre ans. Il contient des informations essentielles classées par numéros d’identification ONU et par noms de matières.

Pour chaque matière dangereuse répertoriée, ce guide présente les risques potentiels, les distances de sécurité recommandées pour l’évacuation ou la mise en place de mesures de protection, ainsi que les procédures d’intervention d’urgence en cas d’incendie, de déversement et de premiers secours.

L’ERG utilise un système de numérotation des pages par code couleur pour permettre une consultation rapide.

  • Les pages jaunes répertorient les matières par ordre numérique, en fonction de leur numéro ONU à quatre chiffres.
  • Les pages bleues répertorient les documents par ordre alphabétique, selon leur nom.
  • Les pages orange fournissent des conseils en cas d’urgence.
  • Les pages vertes contiennent des tableaux indiquant les distances d’isolement initial et de sécurité à respecter en cas de risques d’inhalation de substances toxiques.

Tous les services d’incendie canadiens disposent d’exemplaires de l’ERG à bord de leurs véhicules, et les pompiers s’entraînent régulièrement à son utilisation. Ce guide constitue la première source d’information de référence jusqu’à l’arrivée sur les lieux des spécialistes des matières dangereuses ou des experts techniques.

Quelle formation les pompiers canadiens reçoivent-ils pour intervenir en cas d’incident impliquant des matières dangereuses ?

Les exigences en matière de formation concernant la gestion des matières dangereuses par les pompiers varient selon les provinces et les juridictions, mais la plupart des services d’incendie canadiens suivent des normes similaires à celles des lignes directrices de la norme NFPA 470 Canada, qui définissent les compétences requises pour les intervenants en cas d’incidents impliquant des matières dangereuses.

Bien que la norme NFPA 470 Canada ne soit pas adoptée de manière uniforme dans toutes les provinces en tant que législation obligatoire, de nombreux services d’incendie s’y réfèrent comme référence pour leurs programmes de formation. Cette norme définit différents niveaux de capacité d’intervention en cas d’incident impliquant des matières dangereuses. Il s’agit des niveaux suivants :

  • Une formation de niveau « sensibilisation » est obligatoire pour tous les pompiers ; elle porte sur la reconnaissance des incidents impliquant des matières dangereuses, l’identification des substances, la compréhension des risques potentiels et l’importance de faire appel à des ressources spécialisées. Ce niveau met l’accent sur le principe consistant à reconnaître et à signaler plutôt qu’à intervenir.
  • Formation au niveau opérationnel, dans le cadre de laquelle les intervenants reçoivent une formation plus approfondie leur permettant de prendre des mesures défensives afin de protéger les personnes, les biens et l’environnement. Il s’agit notamment d’assurer le contrôle du site, de mettre en place un confinement de base à une distance de sécurité et d’appliquer les procédures de décontamination.
  • La formation de niveau technicien, qui nécessite des centaines d’heures d’enseignement et de travaux pratiques, permet de former des intervenants spécialisés capables de mener des actions offensives pour mettre fin aux rejets et de mettre en œuvre des procédures complexes d’atténuation.

Afin de s’assurer que les intervenants restent à la pointe des dernières évolutions en matière de matières, de technologies et de stratégies d’intervention, les pompiers de notre pays s’entraînent également avec les organismes provinciaux et territoriaux de gestion des urgences, mènent des exercices conjoints avec des sites industriels et participent à des exercices régionaux organisés par les équipes de gestion des matières dangereuses.

Quel est le protocole à suivre par les pompiers confrontés à des incidents impliquant des matières dangereuses ?

Ce protocole destiné aux pompiers intervenant sur des incidents impliquant des matières dangereuses met l’accent sur la nécessité d’une évaluation minutieuse avant toute intervention. En d’autres termes, lorsque les pompiers arrivent sur les lieux d’un incident présumé impliquant des matières dangereuses, le protocole recommande :

  • En vous approchant des lieux par le côté au vent et en montant, dans la mesure du possible
  • Rester à une distance de sécurité lors de l’évaluation initiale de la situation
  • Mise en place d’un premier périmètre d’isolement sur la base des recommandations de l’ERG
  • Empêcher les civils et le personnel non indispensable d’entrer dans la zone à risque. (Allez, circulez, il n’y a rien à voir ici.)

Qu’est-ce que le système de commandement en cas d’incident ?

Le système de commandement des interventions (ICS) est un cadre de gestion normalisé utilisé dans tout le pays pour les interventions d’urgence. Voici comment il fonctionne :

  • Le commandant des opérations attribue les rôles, coordonne les ressources et assure la communication avec les organismes de soutien.
  • Les pompiers s’efforcent ensuite d’identifier toute matière dangereuse en s’appuyant sur les étiquettes, la forme des conteneurs, les informations relatives aux installations et d’autres indices visuels.
  • Une fois ces risques identifiés, les pompiers consultent le guide d’intervention d’urgence (ERG) afin de déterminer les mesures d’intervention et de protection appropriées.

Et s’il y avait des personnes sur les lieux d’un incident qui auraient besoin d’être secourues ?

Dans un tel cas, les pompiers doivent trouver un juste équilibre entre l’urgence des interventions visant à sauver des vies et le risque d’exposition des intervenants.

Seul le personnel dûment formé et équipé est autorisé à pénétrer dans les zones contaminées. De plus, tous les intervenants qui entrent en contact avec des matières dangereuses doivent se soumettre à une décontamination avant de quitter les lieux.

Tout au long de l’incident, les pompiers surveillent les conditions météorologiques, le comportement des matériaux et le risque d’aggravation de la situation. Ils tiennent une documentation détaillée en vue de l’analyse post-incident et d’éventuels rapports réglementaires.

Comment les pompiers assurent-ils la coordination avec les autres services lors d’incidents impliquant des matières dangereuses ?

Les incidents impliquant des matières dangereuses ne concernent que rarement les pompiers seuls. Une intervention efficace nécessite une coordination entre plusieurs services et organismes, chacun apportant son expertise et ses ressources spécifiques.

Les services de police interviennent généralement pour assurer la régulation du trafic, l’évacuation, la sécurisation des lieux et mener l’enquête criminelle si l’incident laisse soupçonner une activité illégale. Les services médicaux d’urgence dispensent des soins aux victimes exposées et veillent à la santé des intervenants lors d’opérations de longue durée.

Les organismes provinciaux et territoriaux chargés de la gestion des situations d’urgence coordonnent les ressources au niveau provincial, gèrent des équipes spécialisées dans l’intervention en cas d’accidents impliquant des matières dangereuses et facilitent la communication avec les organismes gouvernementaux. Les agences environnementales évaluent les impacts sur l’environnement, autorisent le rejet des eaux de ruissellement contaminées et supervisent les opérations de dépollution.

De nombreuses collectivités canadiennes disposent d’équipes régionales d’intervention en cas d’accidents impliquant des matières dangereuses, qui apportent une expertise technique de pointe dépassant les capacités des services municipaux de pompiers. Ces équipes interviennent lors d’incidents complexes nécessitant des connaissances ou des équipements spécialisés.

La participation du secteur privé est également courante. Les fabricants de produits chimiques peuvent mettre à disposition des spécialistes techniques qui connaissent les risques spécifiques liés à leurs produits ainsi que les stratégies d’atténuation correspondantes. Des entreprises spécialisées dans le nettoyage se chargent de la récupération des matériaux et de la remise en état du site une fois que les pompiers ont maîtrisé la situation d’urgence immédiate.

Le secteur des transports joue un rôle essentiel lorsque des incidents surviennent dans le domaine du transport ferroviaire, aérien ou maritime. Les compagnies ferroviaires fournissent des informations techniques sur les wagons et leur contenu, tandis que les autorités aéroportuaires coordonnent les interventions en cas d’incidents aériens impliquant des marchandises dangereuses.

Quels sont les défis auxquels sont confrontés les pompiers canadiens lors des interventions liées aux matières dangereuses ?

Malgré une formation et un équipement complets, les pompiers sont confrontés à de nombreux défis lorsqu’ils interviennent sur des incidents impliquant des matières dangereuses, compte tenu de la diversité géographique et climatique du Canada. Parmi ceux-ci :

  • Des températures extrêmement basses peuvent modifier le comportement des substances chimiques, geler l’eau de décontamination et réduire l’efficacité des équipements de protection.
  • Les zones isolées peuvent se trouver à plusieurs heures de ressources spécialisées, ce qui oblige les pompiers locaux à gérer les incidents avec un soutien limité.
  • Les matières dont la nature est inconnue ou mal étiquetées présentent des risques importants. Toutes les matières dangereuses ne sont pas nécessairement signalées par des panneaux d’avertissement. Les pompiers peuvent être amenés à intervenir face à des expéditions illégales, des conteneurs abandonnés ou des matières entreposées sans signalisation.
  • L’évolution technologique s’accompagne de nouveaux défis. Les batteries des véhicules électriques, les systèmes de stockage d’énergie au lithium-ion et les produits chimiques industriels émergents exigent des connaissances et des techniques d’intervention actualisées.

En conclusion ?

Comprendre la manière dont les pompiers de notre pays gèrent les matières dangereuses met en lumière la complexité et le professionnalisme requis dans les interventions d’urgence modernes. Ils doivent allier une formation systématique, un équipement spécialisé, des documents de référence exhaustifs et une coordination interinstitutionnelle pour faire face aux menaces liées aux matières dangereuses. Cela étant dit :

Le meilleur incident impliquant des matières dangereuses est celui qui ne se produit jamais. Veillez à ce que vos activités ne nécessitent jamais l’intervention de ces personnes courageuses.

Investissez dans la formation de vos collaborateurs, veillez à disposer d’installations de stockage adaptées, ne laissez pas les déchets s’accumuler jusqu’à atteindre des niveaux dangereux sur vos chantiers et, surtout, faites appel à une entreprise certifiée spécialisée dans l’élimination des déchets dangereux, qui maîtrise les exigences réglementaires et peut vous aider à mettre en place des protocoles de manipulation sûrs, adaptés à votre secteur d’activité.

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